
A propos de « L’assassinat d’Henri IV » téléfilm.
Suffit-il d’attendre, avec aise, pour rencontrer le désastre ?
Une chaîne – nationale ! – emmanche un sujet en or :
« L’assassinat d’Henri IV » …
Résultat : une catastrophique singerie de « La Reine Margot » ( Patrice Chéreau). Toutes ses difformités s’y étalent : atmosphère glauque, hémoglobine racoleuse et faux-semblant de scénario…
Comment traiter un pareil sujet avec la pastille qui l’interdit aux moins de 12 ans ? Colère noire – ou « sainte » - de la licenciée en histoire que je suis – qui eut la chance d’avoir Georges Duby pour maître !
Dans ce téléfilm, « L’assassinat d’Henri IV », en un temps d’irréligion ignare ou involontaire le Catholicisme et le Protestantisme sont-ils, au minimum, définis ? NON ! Que signifie « Huguenot » ? zéro…
Renaissance et l’Humanisme désertés !
La famille royale : bouffons incolores joués par des acteurs inconsistants. Certes le temps des Précieuses (ridicules ou pas) qui suivit fut un réflexe contre les mœurs de ruffians princiers ; scènes d’alcôve ou guerrières (ne nous épargnant pas la scatologie). Décousues donc illisibles.
Pourtant Charles IX reçut les leçons de Jacques Amyot, écrivit de jolis vers et un traité de la Chasse royale… Sa mort le 30 mai 1574, un mois avant son vingt-quatrième anniversaire, quelle aubaine cette tuberculose sensationnelle qui suinta le sang sur tout son corps ! Bien plus spectaculaire que la Saint-Barthélemy ! [ Dès le lendemain, Ambroise Paré procède à une autopsie et confirme que le roi est mort d'une pleurésie faisant suite à une pneumonie tuberculeuse. ] Sur ce corps sanguinolent je n’ai personnellement pas pu avoir de preuve par historien patenté…
Quant à la Saint-Barthélemy, justement c’est un deuxième massacre, si on peut oser aller jusque là… Un délire Incohérent qui induit le doute : une telle divagation camouflerait-elle la réalité ? Un événement secondaire.
Apparaîtra-t-on ringard en demandant une touche didactique et plus de rigueur historique – quand les réalisateurs n’ont pas toujours, au moins, le génie d’Alexandre Dumas ?
Et, pour couronner le tout, un soi-disant débat - qui tenait plus du café du commerce – entre un Gonzague en Débris et un trublion radiophonique !
Est-ce parce que les Protestants sont gent effacée ? Est-il passé le temps des vitupérations ?
Et les Tudor, vus par les américains, mieux vaut s’épargner devant tant de niaiseries qu’on repasse à satiété bien sûr… !
Le comble vient d’être atteint, en ce mois d’août : larmoyer sur le sort de la « pauvre et digne » impératrice Eugénie butor fanatique catholique dénuée de sens politique…
Suffit-il d’attendre, avec aise, pour rencontrer le désastre ?
Une chaîne – nationale ! – emmanche un sujet en or :
« L’assassinat d’Henri IV » …
Résultat : une catastrophique singerie de « La Reine Margot » ( Patrice Chéreau). Toutes ses difformités s’y étalent : atmosphère glauque, hémoglobine racoleuse et faux-semblant de scénario…
Comment traiter un pareil sujet avec la pastille qui l’interdit aux moins de 12 ans ? Colère noire – ou « sainte » - de la licenciée en histoire que je suis – qui eut la chance d’avoir Georges Duby pour maître !
Dans ce téléfilm, « L’assassinat d’Henri IV », en un temps d’irréligion ignare ou involontaire le Catholicisme et le Protestantisme sont-ils, au minimum, définis ? NON ! Que signifie « Huguenot » ? zéro…
Renaissance et l’Humanisme désertés !
La famille royale : bouffons incolores joués par des acteurs inconsistants. Certes le temps des Précieuses (ridicules ou pas) qui suivit fut un réflexe contre les mœurs de ruffians princiers ; scènes d’alcôve ou guerrières (ne nous épargnant pas la scatologie). Décousues donc illisibles.
Pourtant Charles IX reçut les leçons de Jacques Amyot, écrivit de jolis vers et un traité de la Chasse royale… Sa mort le 30 mai 1574, un mois avant son vingt-quatrième anniversaire, quelle aubaine cette tuberculose sensationnelle qui suinta le sang sur tout son corps ! Bien plus spectaculaire que la Saint-Barthélemy ! [ Dès le lendemain, Ambroise Paré procède à une autopsie et confirme que le roi est mort d'une pleurésie faisant suite à une pneumonie tuberculeuse. ] Sur ce corps sanguinolent je n’ai personnellement pas pu avoir de preuve par historien patenté…
Quant à la Saint-Barthélemy, justement c’est un deuxième massacre, si on peut oser aller jusque là… Un délire Incohérent qui induit le doute : une telle divagation camouflerait-elle la réalité ? Un événement secondaire.
Apparaîtra-t-on ringard en demandant une touche didactique et plus de rigueur historique – quand les réalisateurs n’ont pas toujours, au moins, le génie d’Alexandre Dumas ?
Et, pour couronner le tout, un soi-disant débat - qui tenait plus du café du commerce – entre un Gonzague en Débris et un trublion radiophonique !
Est-ce parce que les Protestants sont gent effacée ? Est-il passé le temps des vitupérations ?
Et les Tudor, vus par les américains, mieux vaut s’épargner devant tant de niaiseries qu’on repasse à satiété bien sûr… !
Le comble vient d’être atteint, en ce mois d’août : larmoyer sur le sort de la « pauvre et digne » impératrice Eugénie butor fanatique catholique dénuée de sens politique…







